བོན་པོ

བོན་པོ

(bon po)

Étymologie et équivalent sanskrit

Le terme བོན་པོ (bon po) est composé de བོན་ (bon) et du suffixe པོ་ (po) indiquant l’appartenance ou la caractéristique. Il n’existe pas d’équivalent sanskrit direct, car il s’agit d’une tradition spécifiquement tibétaine antérieure à l’introduction du bouddhisme au Tibet.

Traduction la plus fréquente

Bönpo

Alternatives de traduction

  • Adepte du Bön
  • Pratiquant du Bön
  • Partisan du Bön

Sens principal

Le terme désigne principalement un adepte ou pratiquant de la tradition du Bön (བོན་), système spirituel autochtone du Tibet antérieur à l’introduction du bouddhisme. Les Bönpo sont les fidèles de cette tradition dont le fondateur légendaire serait Shenrab (གཤེན་རབ་) [TCM].

Sens secondaires et nuances sémantiques

1. Sens nominal : Pratiquant du Bön

Désigne une personne qui suit la tradition spirituelle du Bön, avec ses pratiques rituelles spécifiques incluant historiquement des offrandes aux divinités et esprits (ལྷ་འདྲེ་ལ་གསོལ་མཆོད་), ainsi que des rituels d’exorcisme et de protection (གདོན་སྲི་གནོན་པ་) [TCM].

2. Sens adjectival : Relatif au Bön

Utilisé comme adjectif pour qualifier tout ce qui se rapporte à la tradition du Bön : textes bönpo, rituels bönpo, monastères bönpo, etc..

3. Sens astronomique

Nom alternatif pour la constellation གྲོ་བཞིན་ (gro bzhin).

Contexte historique et religieux

La tradition distingue trois formes de Bön lors de son apogée :
བརྡོལ་བོན་ (brdol bon)
འཁྱར་བོན་ (‘khyar bon)
བསྒྱུར་བོན་ (bsgyur bon)

Elle différencie également le བོན་དཀར་ (bon dkar – « Bön blanc ») et le བོན་ནག་ (bon nag – « Bön noir ») [TCM].

Les Bönpo ont joué un rôle politique important dans l’histoire tibétaine, notamment en tant que conseillers royaux à partir du règne de Pudé Gungyal (པུ་དེ་གུང་རྒྱལ་). Les conflits entre Bönpo et bouddhistes ont marqué l’histoire du Tibet, incluant l’assassinat du roi Tri Ralpachen par des ministres bönpo et celui de Langdarma par un moine bouddhiste [TCM].

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