རྟེན་འབྲེལ་བཅུ་གཉིས་
(rten ‘brel bcu gnyis)
1. Étymologie et équivalent sanskrit
Le terme est une abréviation de རྟེན་ཅིང་འབྲེལ་བར་འབྱུང་བའི་ཡན་ལག་བཅུ་གཉིས་ (rten cing ‘brel bar ‘byung ba’i yan lag bcu gnyis) ou རྟེན་ཅིང་འབྲེལ་བར་འབྱུང་བའི་ཚུལ་བཅུ་གཉིས་ (rten cing ‘brel bar ‘byung ba’i tshul bcu gnyis).
- རྟེན་འབྲེལ་ (rten ‘brel) : forme abrégée de རྟེན་ཅིང་འབྲེལ་བར་འབྱུང་བ་ (rten cing ‘brel bar ‘byung ba)
- བཅུ་གཉིས་ (bcu gnyis) : douze
Équivalent sanskrit : dvādaśāṅga-pratītyasamutpāda (les douze membres de la production conditionnée)
2. Traduction la plus fréquente
Les douze liens de l’interdépendance [MA]
3. Alternatives de traduction
- Les douze liens de la production conditionnée
- Les douze maillons de l’origine interdépendante
- Les douze facteurs interdépendants
- Les douze modes d’origine interdépendante [MA]
- Les douze processus d’origine interdépendante [MA]
4. Sens principal
Les douze liens de l’interdépendance décrivent le processus cyclique par lequel l’existence conditionnée (samsara) se perpétue à travers une chaîne causale de douze étapes interdépendantes. Cette doctrine illustre comment l’ignorance fondamentale génère une séquence d’événements qui mènent à la souffrance et aux renaissances répétées [MA].
5. Sens correspondants et nuances sémantiques
a) « Liens de l’interdépendance »
Met l’accent sur la relation mutuelle et la connexion entre les douze facteurs, soulignant qu’aucun n’existe indépendamment des autres.
b) « Production conditionnée »
Insiste sur l’aspect causal et le processus de génération : chaque facteur est produit par des conditions spécifiques et produit à son tour le suivant.
c) « Maillons »
Évoque l’image d’une chaîne où chaque élément est solidement attaché au précédent et au suivant, illustrant l’impossibilité de briser le cycle sans intervention.
d) « Modes/processus d’origine interdépendante »
Souligne l’aspect dynamique et processuel plutôt que statique, mettant en avant que ce sont des modalités de fonctionnement plutôt que des entités fixes [MA].
Notes complémentaires
Cette doctrine constitue l’un des enseignements fondamentaux du bouddhisme, expliquant le mécanisme du samsara sans recourir à un créateur ou à une substance permanente. Les douze liens peuvent être compris selon deux perspectives :
- Ordre progressif (anuloma) : décrit l’enchaînement causal menant à la souffrance
- Ordre régressif (pratiloma) : montre comment démanteler cette chaîne pour atteindre la libération [MA]
