ཡི་དམ
(yi dam)
1. Étymologie et équivalent sanskrit
Le terme tibétain yi dam (ཡི་དམ) n’est pas une traduction littérale du sanskrit mais correspond à iṣṭadevatā (इष्टदेवता).
L’équivalent sanskrit se compose de :
– iṣṭa : ce qui est agréable, chéri, aimé, révéré
– devatā : divinité
Selon la tradition bouddhiste tibétaine, l’étymologie tibétaine est expliquée comme « ce qui lie (དམ་ dam) l’esprit (ཡིད་ yid) » [ILL], bien que ce terme soit possiblement très ancien dans la langue tibétaine [ILL].
2. Traduction la plus fréquente
Divinité ou yidam
3. Traductions alternatives
- Divinité tutélaire
- Divinité personnelle
- Divinité de méditation
- Divinité principale de pratique
4. Sens principal
Le yi dam désigne la divinité particulière conférée par le guru à un pratiquant comme support principal de sa pratique tantrique [ILL]. C’est la manifestation du guru à travers laquelle le pratiquant obtient la réalisation [ILL]. Dans le système du mantra secret, parmi les nombreuses divinités existantes, celle donnée spécifiquement à l’étudiant devient sa « divinité personnelle » [ILL].
5. Sens secondaires et nuances sémantiques
5.1 Sens technique dans le Vajrayāna
– Divinités spécifiques non-ordinaires (ཐུན་མོང་མིན་པའི་བསྟེན་བྱའི་ལྷ) mentionnées dans les tantras, incluant les bouddhas et bodhisattvas [TCM]
– Deuxième des trois racines (རྩ་བ་གསུམ) dans les traditions anciennes et nouvelles du tantra tibétain [ILL]
– L’un des six joyaux (དཀོན་མཆོག་དྲུག) [ILL]
5.2 Sens étendu
– Engagement, promesse ou serment (དམ་བཅའ་, ཁས་ལེན) [TCM]
– Par extension : ce à quoi on s’engage fermement ou ce que l’on promet [TCM]
5.3 Nuances selon les traductions
– « Divinité personnelle » : met l’accent sur la relation individuelle et unique entre le pratiquant et la divinité
– « Divinité d’élection » : souligne l’aspect de choix et d’affinité particulière
– « Divinité tutélaire » : insiste sur le rôle protecteur et guidant de la divinité
– « Divinité de méditation » : met en avant l’aspect pratique et méditatif
