(dri za’i grong khyer)
1. Étymologie et équivalent sanskrit
Le terme se compose de :
– དྲི་ཟ་ (dri za) : « mangeur d’odeurs », traduction du sanskrit gandharva
– གྲོང་ཁྱེར་ (grong khyer) : « cité, ville »
Équivalent sanskrit : gandharvanagara (गन्धर्वनगर)
2. Traduction la plus fréquente
« Cité des gandharvas »
3. Traductions alternatives
- « Ville des mangeurs d’odeurs » [MA]
- « Ville des musiciens célestes » [MA]
- « Cité gandharva » [ILL]
4. Sens principal
Phénomène illusoire par excellence, désignant une apparition miroitante dans l’espace qui ressemble à une cité mais n’a aucune existence réelle. Cette métaphore est utilisée dans le bouddhisme pour illustrer la nature illusoire des phénomènes, étant l’un des douze exemples d’illusion (སྒྱུ་མའི་དཔེ་བཅུ་གཉིས་) [ILL].
5. Sens secondaires et nuances sémantiques
5.1. Apparition illusoire
འཁྲུལ་སྣང་ལ་ཤར་བའི་གྲོང་ཁྱེར་ – « Cité apparaissant comme une illusion » [TCM]. Ce sens met l’accent sur l’aspect trompeur et éphémère du phénomène.
5.2. Demeure du bardo
བར་སྲིད་ཀྱི་སེམས་ཅན་གྱི་གནས་ – « Demeure des êtres de l’état intermédiaire » [TCM]. Dans la cosmologie bouddhiste, c’est le lieu où résident les êtres dans l’état intermédiaire (bardo) entre deux existences.
5.3. Synonymes tibétains
- བཟང་པོའི་གྲོང་ (bzang po’i grong) – « Cité excellente »
- ཟླ་གྲོང་ (zla grong) – « Cité lunaire » [TCM]
Note culturelle
Dans la culture indienne ancienne, les gandharvas étaient des êtres féériques se nourrissant d’odeurs et habitant des cités fabuleuses qui scintillaient dans l’espace comme des apparitions [ILL]. Cette image est devenue dans le bouddhisme une métaphore puissante de l’illusion et de l’insubstantialité des phénomènes.
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